Le Fort Vauban de Fort-Louis

Fort Vauban - 67480 FORT LOUIS

Entrée du fort
En 1648, le traité de Westphalie met fin à la guerre de Trente ans et une grande partie de l´Alsace devient française.
Louis XIV se retrouve entouré d´ennemis et fait construire les places fortes de Besançon, Belfort, Landau et Fort-Louis pour protéger les frontières Est du royaume.
A Fort-Louis, l´île du Rhin touchait le Margraviat de Bade en territoire germanique. Le Roi de France rachète alors le terrain aux seigneurs locaux de Fleckenstein pour y construire une place forte baptisée Fort-Louis en son honneur.

Plan Vauban du fort
Fort-Louis est conçu par Vauban qui dès 1687, engage les travaux de déboisement, d´aménagement de voies, de ponts, de digues et de barrages, avant l´édification des bâtiments militaires. Aujourd´hui, une végétation luxuriante a envahi les remparts et les fossés.
La place forte était constituée de trois grands ensembles : un fort principal nommé « Fort Carré », le « Fort Alsace » côté alsacien et le « Fort Marquisat » sur la rive allemande.

Vestiges de l'ancienne porte sud du fort
Le Fort Carré, le Fort Marquisat et le Fort Alsace

Les vestiges du Fort Carré se trouvent au milieu de l´île de Giesenheim. Le Fort mesurait 450 m sur 380 m, un bastion renforçait ses angles, ses murs étaient en briques et en pierre de taille.
Du Fort Marquisat au Sud-est, il ne reste que quelques levées de terre et une mention dans le cadastre. Un pont permettait la traversée du Rhin pour relier le Fort Carré au Fort Alsace qui, comme le Fort Marquisat, était un ouvrage fortifié situé sur la rive gauche de la Moder.
Il devait protéger le passage du côté alsacien et permettre l´acheminement des troupes et des vivres depuis l´arrière. La maison du gouverneur et les bâtiments administratifs se situaient à l´entrée, face à la place d´armes.
Dix casernes accueillaient les hommes de troupes. Les remparts étaient protégés par un fossé d´eau formé en partie par les deux bras du Rhin. Des casernes et un hôpital militaire occupaient l´intérieur du Fort, le port aux vins et à farine se trouvait sur la rive droite du fleuve.
Aujourd´hui la route menant de Roeschwoog à Fort-Louis traverse toujours la tête de pont du Fort Alsace. Des levées de terres et quelques murs en briques sont encore visibles de part et d´autre de la route.

Citadelle de Vauban
Au 18ème siècle

Les 2000 soldats issus de différents régiments royaux, étaient sous les ordres d´un Gouverneur, d´un Commandant et d´un Lieutenant du Roi. La garnison était remplacée très fréquemment car le rude climat, l´humidité ambiante, les locaux insalubres, rendaient les conditions de vie difficiles et le taux de mortalité élevé.
Pour encourager les colons à s´installer à Fort-Louis, Louis XIV leur accordait certains privilèges : un marché par semaine, deux foires annuelles et des avantages fiscaux. Les colons arrivaient de Picardie, du Pays de Bade, de Suisse... La ville comptait jusqu´à 34 aubergistes au 18ème siècle. Les habitants assuraient le ravitaillement de la garnison et les artisans entretenaient les bâtiments de la place forte. A la Révolution, la France est découpée en départements, arrondissements et cantons ; Fort-Louis est promue au rang de Chef lieu de canton sous le nom de Fort Libre, nom qui restera jusqu´en 1818.

La Mairie de Fort-Louis a confié à l´Association Route Vauban Rhénane la réalisation d´un parcours-découverte allant des fortifications au centre du village, qui a été inaugurée en mai 2008.

Association « Route Vauban Rhénane » :

8 quai Mathiss
67000 STRASBOURG
03.88.36.81.46

www.uffried.fr

Bastion de Gersay à l'ouest de la porte sud