Les fermes du Kochersberg

Maison du Kochersberg, 4 Place du Marché - Truchtersheim

Fermes à Lampertheim
Le Kochersberg

« Riche comme un paysan du Kochersberg ! » entend-on encore aujourd'hui en Alsace. Un adage qui évoque les racines rurales et la prospérité de cette contrée aux portes de Strasbourg, située entre les vallées de la Zorn et de la Bruche, et longtemps considérée comme « le grenier à blé de l'Alsace ».
Les villages du Kochersberg, s'organisent autour des deux grandes « classes » de paysans : les « Herrenbauer » ; grands propriétaires qui dès 1830, mécanisent leur production pour se distinguer des « Rossbür », les petits exploitants labourant avec leurs chevaux. La structure et la taille des fermes du Kochersberg, renseignent sur la réussite matérielle et le statut de leur propriétaire.

Fermes à Lampertheim
Grandes fermes

Les plus grandes fermes qui datent des 18ème - 19ème siècles, occupent le centre des villages et appartiennent aux grands propriétaires ; « Grossbür ou Herrenbauer ». Ces opulentes structures sont appelées des « maisons à toits multiples ». Elles regroupent plusieurs bâtiments répartis autour de leur cour : les étables, les écuries, la grange, les hangars et le logement.

Corps de fermes à Duntzenheim
Petites fermes et maisons d'ouvriers agricoles

Les fermes des petites et moyennes exploitations, reproduisent à échelle réduite, la structure des grandes fermes : habitation, dépendances, grange et hangar disposés en fer à cheval autour de la cour fermée. Les petites maisons à l'entrée des villages, appartiennent aux journaliers (les ouvriers agricoles employés à la journée) et possèdent parfois des dépendances : porcherie, clapier, poulailler, potager...

Fermes à Lampertheim
Les caractéristiques de la ferme du Kochersberg

  • Le portail bas : il est composé de trois piliers qui supportent les vantaux de la porte charretière « s'grosse Door » et du portillon « s'Daarel »

Portail bas à Lampertheim
  • Le portail haut : il est intégré dans le mur de clôture et comporte deux ouvertures : une grande porte charretière et un portillon.

Portail haut à Duntzenheim
  • Le portail surbâti : à partir du 18ème siècle, dans les grandes fermes, il est surmonté d'un logement pour les domestiques.

  • Décors du portail des fermes du Kochersberg : on remarque souvent la coquille Saint Jacques sur les piliers entourant la porte. Souvent à l'entrée des fermes protestantes, une plaque gravée louant le travail accompli sous la protection divine.

Colombage et poteau cornier

Pour les façades donnant sur la rue, le colombage des grandes fermes utilise des poutres généralement en chêne, alors que celles des dépendances, des petites fermes et des maisons de journaliers sont en sapin. Le colombage est un élément structurel, il constitue l'ossature de la maison mais son assemblage joue de formes symboliques : losanges, croix de Saint André (en forme de X), pointes de diamant...
Entre les poutres, le crépi gratté : « Kratzputz » comportait autrefois des motifs en relief : cerfs, chevaux, phÅ“nix...
Dans les villages catholiques, le poteau cornier ; la poutre verticale à l'angle des deux façades donnant sur la rue, comporte des renseignements sur la date de construction de la maison, le nom des propriétaires et une inscription sacrée : « I.H.S. » pour « Iesus Hominum Salvator », qui signifie « Jésus sauveur de l'humanité ».

www.kochersberg.fr/maison_kochersberg.htm

www.tourisme67.com/culture/arts-traditions-populaires-alsace.htm

Portail bas à Duntzenheim