La Cité du Stockfeld

1 Allee David Goldschmidt - 67100 Strasbourg

Cité-jardin
La Cité-jardin du Stockfeld de Strasbourg, symbole de la politique urbanistique et sociale du Strasbourg de la Belle Epoque, constitue un exemple européen de l'idéalisme de l'habitat ouvrier du début du 20 ème siècle.

Le concept des cités-jardins

Le concept des cités-jardins se développe conformément aux théories hygiénistes et remporte un franc succès avec l'industrialisation des villes et l'exode rural qui attire les populations dans les cités surpeuplées. Les conditions de vie urbaine médiocres et insalubres engendrent des projets d'aménagement de zones d'habitation ouvrière. Ebenezer Howard, un urbaniste britannique conscient des difficultés liées aux problèmes du logement et du travail, conçoit un nouveau type de villes autonomes : les Garden-Cities (Cités-jardins). Situées en périphérie des villes, elles offrent les avantages de la campagne : environnement naturel, bas loyer et répondent aux nécessités de la ville : vie en société, proximité du lieu de travail.

Maison de la cité-jardin
La cité-jardin du Stockfeld

Au sud de Strasbourg et en bordure de la forêt du Neuhof, la cité-jardin du Stockfeld s'inspire des travaux de Howard et de l'expérience germanique de la cité-jardin de Hellerau à Dresde. Le projet de l'architecte alsacien Edouard Schimpf prévoit de loger 2604 habitants, dans 460 logements destinés à la location qui sont à l'origine, réservés aux familles d'au moins deux enfants. Les pièces sont distribuées selon les préceptes moraux de l'époque séparant les parents des enfants et les filles des garçons. Chaque logement de 2, 3 ou 4 pièces est équipé d'une cuisine dite « chambre à demeurer » où se trouvent : poêle à bois, bac à lessive et l'eau courante ; un luxe pour l'époque ! Les maisons possèdent un jardinet à l'avant et un potager d'une surface de 100 à 150 m2, en cœur d'ilot. Les superficies arborées et cultivées et les espaces publics favorisent les relations de voisinage.

Plan de la cité-jardin du Stockfeld
Jardinet à l'avant d'une maison de la rue anguleuse
Le logement social, hier et aujourd'hui

En 1910, Strasbourg est encore allemande et comme la plupart des villes européennes, elle subit d'importantes mutations urbaines. Pour décongestionner le centre ville, le maire Rudolph Schwander, décide de créer un nouvel axe de circulation reliant la gare au port et au nouveau quartier de la Bourse : une « Grande Percée » pour assainir le centre-ville et supprimer les nombreux logements insalubres. Le projet de la cité-jardin du Stockfeld, est retenu pour reloger les familles expropriées du centre ville.

La cité-jardin du Stockfeld est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 1997 et a été rénovée entre 2002 et 2005. Une extension de 60 nouveaux logements est prévue pour 2013, un projet architectural qui tentera de renouveler un concept du siècle dernier, en intégrant les préoccupations environnementales contemporaines.

La Grande percée
La Grande percée
Maison de la cité-jardin
Maison de la cité-jardin
Maison de la cité-jardin